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Nous sommes très reconnaissant de votre fidélité à nos côtés et auprès de nos frères et sœurs des Eglises CEIM à Madagascar. Les évènements climatiques et politiques, éprouvent grandement la population en général et bien sûr les chrétiens de nos Eglises amies et sœurs. Aussi nous venons vers vous afin qu’ensemble, nous apportions du soulagement et de l’amour, à ceux de nos frères et sœurs malgaches qui sont sinistrés et aux plus vulnérables d’entre eux. C’est un encouragement fraternel, un partage et une collaboration que nous voulons apporter avec bon cœur à nos amis et frères et sœurs de la Grande Ile.

En vous remerciant de votre solidarité et de votre fraternité, soyons unis dans ce combat pour la Gloire de notre bien-aimé Seigneur Jésus-Christ .

 

Gilbert PRESLE

« Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques »

Romains 12:10

LE CYCLONE BINGIZA

Vous êtes sans doute au courant que le cyclone Bingiza a frappé Madagascar dans la semaine du 13 février. Nous vous envoyons les quelques nouvelles que nous avons déjà reçues afin que vous puissiez prier pour le pays et pour les frères et sœurs des églises CEIM.

D’après les dernières informations dont nous disposons, le cyclone a fait une quinzaine de morts, une soixantaine de blessés et surtout environ 85 000 sinistrées, voire sans abris. Près de 65 000 hectares de rizières et champs ont été endommagés. Le cyclone est rentré par le nord-est de l’île en début de semaine, et après avoir traversé le pays, il est ressorti par l’ouest. Mais une fois dans le canal de Mozambique, il a repris force et est rentré de nouveau par le sud-ouest dans la région de Tuléar. Il est finalement sorti du côté de Fort-Dauphin le samedi. Dans certaines localités, il n’y a plus d’électricité ni de réseau téléphonique. Les routes sont inondées par les pluies torrentielles. Certaines communes sont coupées du monde et les informations arrivent donc au compte-goutte.

« C’est la pire période de l’année pour un cyclone : même s’il survient en janvier, ils peuvent recommencer à cultiver des variétés de riz à cycle court, mais s’il survient en février, ils ne peuvent pas recommencer à temps pour pouvoir récolter en avril », a expliqué Didier Young, coordinateur d’urgence chez CARE International.

Le président des CEIM, Serge Razafitsambaina, nous a envoyé quelques nouvelles : « Le centre du cyclone s’est trouvé un moment sur la localité de Manja où se trouve une église CEIM, mais nous n’avons pas encore reçu de nouvelles. En revanche, l’église d’Andranovory, à 60 km de Tuléar, nous a contacté pour nous informer qu’une partie du mur de l’église est tombé.

MEIM France : Inondations

L’église de Fort-Dauphin nous a aussi contacté pour nous indiquer que le lieu de culte (l’école primaire publique) est en partie détruite. Dans le sud-est, il y a d’autres églises, mais pour le moment nous n’avons pas de nouvelles. Priez pour ces frères et sœurs qui traversent de nouveau une situation difficile. Dans certains endroits, les habitations sont carrément sous l’eau puisqu’elle a atteint 4 m de hauteur. »

QUE FAIRE FACE A CETTE SITUATION ?

Une première action d’urgence est déjà en cours : c’est l’envoi d’un container. La MEIM-France a collecté ces derniers mois des vêtements chauds, des fournitures scolaires, des ordinateurs, des machines à coudre, des livres chrétiens pour la librairie de Fianarantsoa.... Nous avons pour l’instant environ 11 m3 que nous projetons d’envoyer début avril. Si vous avez des couvertures, vous pouvez nous les faire parvenir chez Renaud et Isabelle à Chartres. Nous les joindrons à l’envoi du container (celui-ci devrait arriver à Madagascar en juin, ce qui correspond au début de l’hiver là-bas).

Nous avons besoin de vous, chers amis, pour nous aider à financer l’envoi de ce container, sachant qu’un mètre cube coûte 220 euros. (transport jusqu’à Tananarive et dédouanement compris).

Suite à ce cyclone, les prix des denrées alimentaires et les produits de première nécessité ont augmenté. Nos amis malgaches ont besoin de bougies, de savons, de riz, de sel.... Toutes ces choses seront achetées sur place et prises en charge par l’équipe de la MEIM Madagascar qui se chargera de distribuer cela aux églises particulièrement touchées. Un kilo de riz coûte 1 euro. Voulez-vous aider nos frères et sœurs dans les régions les plus sinistrées ?

Nous sommes appelés, par amour fraternel, à soutenir et à aider nos biens aimés frères et sœurs malgaches, selon nos possibilités.

LE NORD DE MADAGASCAR

Si on tire un trait est-ouest à travers Madagascar, à hauteur de Tananarive, on constate que l’évangélisation progresse plus lentement au nord qu’au sud. Dans le sud-est et la région de Tuléar, les églises poussent un peu comme des champignons et le principal problème est le nombre insuffisant de responsables disponibles. Dans l’extrême nord, la situation est encore plus flagrante. Au nord d’une ligne passant par Mahajanga, il n’existe que deux églises évangéliques non charismatiques, toutes les deux à Diégo-Suarez. C’est dans cette région que j’ai eu le privilège de passer presque une semaine au mois de novembre.

MEIM France : Le pasteur William et quelques jeunes de son église

Dans la région de Diégo, la moitié de la population est musulmane. Pourtant, ce n’est pas l’islam qui est le premier obstacle à l’évangélisation mais l’animisme centré sur les ancêtres. William, le pasteur CEIM à Diégo, avec l’aide d’un couple américain envoyé par une dénomination baptiste, évangélise la région dans le but de voir des églises implantées dans les villages aux alentours. Mais l’opposition est parfois flagrante : dans un des villages où ils ont commencé à annoncer l’évangile, les anciens du village ont juré à leurs ancêtres qu’il n’y aura jamais une église chrétienne dans le village. La ligne de démarcation est clairement tracée, et ceux qui proclament le message de Jésus-Christ n’ont pas l’intention de reculer. Toutefois, l’évangile progresse, même dans cette région et même parmi les musulmans. Certains se tournent vers le Seigneur et des personnes des villages s’intéressent au message annoncé. Prions pour cette région afin que le Seigneur ouvre des portes et travaille les cœurs; qu’Il encourage les ouvriers pour lesquels le combat n’est pas toujours facile.

J’ai aussi passé une semaine dans la région d’Ambotondrazaka (un peu plus au sud de Diégo, mais toujours dans la moitié nord de l’île). C’est une région aux vastes étendues plates, qui produit énormément de riz. Ici, il n’y a pratiquement pas de musulmans, mais c’est un haut-lieu national de la religion des ancêtres. Il est encourageant de voir plusieurs églises CEIM dans la région, ainsi que plusieurs cellules dans des villages qui peuvent, dans relativement peu de temps, devenir aussi des églises. Comme dans toutes les régions de Madagascar, la pauvreté freine l’évangélisation, mais le travail avance bien malgré tout. Pourtant l’ombre de l’animisme plane sur toutes les églises. Presque chaque croyant a des membres de la famille très engagés dans ces pratiques. Cela crée une opposition spirituelle non négligeable.

MEIM France : Anororo - tombeau et poteaux consacrés au culte des morts

L’église d’Anororo est la plus isolée de la région, située dans un village à 60 km des autres églises. Le village d’Anororo est aussi le centre par excellence du culte des morts dans cette région. Des rites et rassemblements y sont organisés, qui attirent du monde de plus de 200 km (ce qui représente un voyage significatif à Madagascar !) Dans ce village isolé et pauvre, la petite église se maintient bien, mais n’avance pas très rapidement avec toutes les pratiques occultes.

Prions donc pour la pénétration de l’évangile dans la moitié nord de Madagascar. Nous pouvons tous nous réjouir des églises qui existent déjà, mais elles vivent face à une opposition spirituelle assez marquée. J’ai pu apporter une formation biblique aux églises de cette région et à leurs responsables, mais seul le Seigneur peut faire avancer son Eglise.

David SHUTES

Nous vous demandons de continuer à prier pour notre projet de micro-crédit. A Madagascar, une coopérative est en train de se mettre en place pour gérer les différents projets (construction de silos, achat de pirogues, de filets de pêche, de semences et d’outillage agricole). Nous vous tiendrons au courant dès que cela sera effectif.

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